Data, RSE… Bonnes pratiques pour relever le défi de la CSRD par Olivier Hantz, Responsable RSE Groupe chez Tereos

Question 1 : On se présente ?

Bonjour, je suis Olivier Hantz, responsable RSE chez Tereos. 

Question 2 : Qu’est ce que Tereos ?

Tereos est une coopérative agricole française qui transforme des matières premières agricoles pour les produits du quotidien dans de nombreux secteurs comme l’agroalimentaire, l’énergie, les cosmétiques ou les pharmaceutiques par exemple. 

Question 3 : Quel lien entre Data et RSE ?

Les données RSE étaient historiquement gérées par l’équipe RSE, ce qui était logique. Cependant, avec des exigences renforcées, nous avons dû améliorer la fiabilité et les process. La RSE a donc confié les clés de la data RSE aux équipes finance, ce qui est cohérent avec le futur rapprochement des reportings financiers/extra-financiers, puis cela permet aussi d’onboarder de nombreuses équipes sur ces sujets maintenant stratégiques. 

Question 4 : Raconte nous ta good idea !

En partant de l’expérience de la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF), qui permet de piloter une démarche RSE, nous nous sommes rendus compte que l’on était à mi-chemin entre l’existence d’indicateurs et de process mais pas encore au niveau de la finance. L’idée ça a été de s’inspirer et de reprendre les bonnes pratiques de celle-ci, donc de se rapprocher des équipes contrôle de gestion. Notre objectif était de créer un poste de Contrôleur de Gestion RSE, qui jouerait un rôle essentiel dans la fusion de ces deux aspects. Ce poste nous offre également l’opportunité de revoir nos besoins, de définir qui contribue à notre démarche RSE, quelles sont leurs attentes, et ainsi de nous préparer à l’arrivée de la CSRD. 

Question 5  : Cette good idea, concrètement c’est quoi ?

C’est avant tout, un travail en 3 étapes.

  • Un premier lot de mise sous contrôle de l’existant, l’ensemble des indicateurs de la déclaration de performance extra-financière, ce qui permet de faire un test.
  • Un second lot qui, lui, porte sur l’extension de ce contrôle à l’ensemble des indicateurs de la CSRD. Puis un versionning qui intégrera progressivement les différentes thématiques CSRD.
  • Un troisième lot d’automatisation de la connexion des rapports existants avec le rapport RSE du groupe.

Question 6 : Quel mode de collaboration pour relever le défi ?

L’essence même d’une équipe RSE réside dans la conviction qu’elle ne doit pas nécessairement s’agrandir, mais plutôt s’entourer de contacts RSE et de référents RSE au sein des différents services. Ceci permet à chaque pôle et à chaque service d’adopter une démarche RSE, car la responsabilité sociétale des entreprises concerne l’ensemble de l’organisation. Parallèlement, cette conviction est renforcée par la rencontre avec une équipe financière elle-même en pleine transformation et en questionnement. Ainsi, nous avons pris la décision de collaborer étroitement pour progressivement mettre en place un reporting concret. Nous examinons ensemble, indicateur par indicateur, les moyens de travailler en synergie afin d’atteindre cet objectif.

Question 7 : Quels sont les défis à relever ?

Il semble y avoir un écart entre nos conceptions et la réalité sur le terrain, surtout lors du déploiement de telles solutions. L’échange avec les équipes de contrôle de gestion offre l’avantage de travailler avec des personnes, pas seulement des logiciels clé en main. Nous pouvons ainsi mobiliser un collectif déjà présent, qui gère quotidiennement les données financières sur les sites et dans les filiales. Notre priorité est de nous concentrer immédiatement sur la collecte de données fiables et sincères, laissant la création de reporting élaborés pour plus tard. En résumé, l’objectif est de réaliser un premier POC solide, puis de laisser à la DSI le soin de professionnaliser ultérieurement ce qui aura été mis en place.

Question 8 : Quelles astuces ?

Tout d’abord, de s’inspirer de ceux déjà en place, comme les directions de RSE de Carrefour et Bel, qui ont déjà un reporting RSE “maison” combinant les aspects financiers et extra-financiers. Il est crucial d’avoir des données fiables et sincères pour créer des repères clairs et progressifs pour nos collaborateurs. Cela permet de décomposer les grands défis en petites étapes réalisables, offrant ainsi des assurances quant à la bonne orientation de nos actions. De plus, cela favorise l’approche « test and learn » essentielle en RSE, permettant d’ajuster nos initiatives aux besoins. En synthèse, plutôt que de rechercher la perfection, notre priorité doit être de rassurer, d’engager et de faire évoluer collectivement notre démarche.

Question 9 : Où te contacter ?

Olivier Hantz

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