Comment rendre la gouvernance data non seulement efficace, mais aussi désirable pour les métiers ?
Datalogy est l’agence qui accélère l’adoption des enjeux Tech !
Dans la Data, IA, IT : votre principal défi n’est pas techno, il est humain !
Comment ?
• Pédagogie : Expliquer et rendre accessible des concepts tech complexes
• Communication : Rendre visible et faire briller les initiatives tech
• Change : Lever les freins psychologiques et déclencher le passage à l’action collectif et individuel
Parce que soyons honnêtes, aujourd’hui, ça reste un sujet qui crispe, qui freine, et qui peine à embarquer les équipes. Et pourtant, sans un cadre clair, difficile de maximiser la valeur de la donnée. 😉
Pour débunker le sujet, nous avons animé une MasterClass : Réenchantez la gouvernance data avec Laurent Dresse – Chief Evangelist chez DataGalaxy, et Morade El Fahsi – Head of Data chez Getlink.
Un mot d’ordre : parler terrain.
Nous avons partagé des retours d’expérience concrets et des leviers actionnables. Voici 5 idées fortes à retenir.
1. Partez des cas d’usage, pas des outils
C’est peut-être LE message principal. Trop souvent, la gouvernance est introduite par l’angle technique : un outil, un référentiel, des rôles à définir… Mais côté métiers, cela reste abstrait, voire perçu comme une contrainte supplémentaire.
Chez Getlink, la gouvernance a été intégrée dans les projets métiers, dès le départ. Un besoin, un cas d’usage, une définition à clarifier ? On en profite pour structurer. Puis on montre immédiatement l’impact : qualité, alignement, efficacité. La gouvernance devient alors une aide, pas un frein.
2. Faites émerger des ambassadeurs… crédibles et reconnus
Un ambassadeur data, ce n’est pas un relai institutionnel. C’est quelqu’un qui a testé, galéré, réussi, et qui peut parler vrai. Chez Getlink, les ambassadeurs sont choisis parmi les plus gros utilisateurs de données. Leur rôle sera officiellement intégré dans leurs objectifs dès 2025.
Cette approche par le vécu permet de construire une communauté durable, où les retours d’expérience circulent et nourrissent l’adhésion des autres équipes.
3. Misez sur des formats engageants (et un peu de fun)
Misez sur des formats engageants (et un peu de fun)
La gouvernance data peut-elle devenir un sujet… sympa ? Oui, à condition de sortir des formats descendants et des mots qui font peur.
Certaines entreprises ont osé :
- Des jeux de cartes autour des rôles et responsabilités.
- Des cafés de la data informels pour partager des bonnes pratiques.
- Des serious games ou des newsletters décalées pour ancrer les concepts.
L’objectif ? Créer du lien, rendre la data gouvernance visible, accessible, et humaine.
4. Créez une culture commune autour de la donnée
Une gouvernance efficace, ce n’est pas juste un cadre. C’est une culture partagée. Chez Swiss Life, l’ouverture du self-service BI a été précédée par une formation massive à la gouvernance. Résultat : une montée en compétence globale, et une limitation des dérives comme la duplication des rapports.
Chez Getlink, cette culture passe aussi par un vocabulaire d’entreprise, des référentiels partagés, et un outil (DataGalaxy) qui devient un réflexe du quotidien.
“Quand un métier me demande ‘c’est quoi un black truck ?’, je n’ai plus besoin d’expliquer. Je renvoie vers le catalogue. C’est devenu naturel.
“La gouvernance des données, c’est comme un règlement de copropriété. Chaque métier est propriétaire de son appartement (ses données), mais doit aussi veiller à la propreté des parties communes. Ce cadre partagé permet à tous de vivre ensemble et de profiter du patrimoine collectif dans de bonnes conditions.”
5. Impliquez le top management dès le début
La réussite d’un programme de gouvernance repose aussi sur une sponsorship fort. Pas juste pour sécuriser un budget, mais pour porter la vision, évangéliser, arbitrer.
Morade partage une anecdote parlante : lors d’un Codir, deux dirigeants se chamaillent sur la définition du “revenu”. Il en profite pour leur montrer l’outil, et les deux définitions qui coexistent désormais en toute transparence. Résultat : adoption immédiate.
Conclusion : et si on osait le “désirable” ?
Réenchanter la gouvernance data, ce n’est pas un effet de style. C’est une nécessité si l’on veut qu’elle vive réellement dans les métiers.
Ce que nous retiendrons de cette masterclass ? Que la gouvernance ne se décrète pas, elle s’incarne, se prouve et se partage.
Et que parfois, pour embarquer, il suffit de commencer… par une tasse de café ! 😉

